Portrait d’Antoine, traducteur de jeux vidéo

Antoine, traducteur de jeux vidéo, nous parle de son métier, qui allie compétences linguistiques et passion. Gros plan sur la traduction de jeux vidéo.

1) En quoi consiste le métier de traducteur de jeux vidéo ?

Il s’agit de traduire tout support lié à un jeu vidéo en une langue définie, cela peut-être la traduction des dialogues du jeu par exemple, mais aussi tout la partie de la traduction marketing ; de la jaquette du jeu vidéo, la description numérique oue encore les sous-titres de la publicité du lancement du jeu.

2) Quelles langues parles-tu et en quelle langue traduis-tu ?

Je ne fais pas de localisation de jeux vidéo multilingue, et je me suis concentré sur la traduction l’anglais vers le français, puisque ma langue maternelle est le français. J’ai aussi appris le japonais, mais avant tout par intérêt que pour les jeux vidéo. C’est une culture qui me fascine !

3) Comment as-tu appris l’anglais ?

J’ai fait des études de langues mais j’ai surtout appris l’anglais à travers les jeux vidéo, principalement dans les années 90, où peu de jeux étaient traduits et il fallait comprendre l’unique version anglaise.

4) La traduction des jeux vidéo est-elle pour toi un métier difficile ?

Le métier de traducteur de jeux vidéo n’est pas vraiment difficile puisque c’est une spécialité que j’ai choisie par passion. J’ai commencé à jouer à l’âge de 5-6 ans, et depuis ce moment-là, je joue presque tous les jours. Je pense qu’il faut être passionné par les jeux vidéo puisqu’on est plongé dans cet univers près de 10 heures par jour !

Je dirais que la plus grosse difficulté, en termes de localisation de jeux vidéo, est de s’adapter à un vocabulaire spécifique sans parfois avoir le contexte du jeu (lieu, époque, personnages…). C’est une méthode de travail à acquérir. De même, les jeux et leur contenu évoluent très vite et il faut tout le temps s’adapter, trouver des équivalences de l’anglais vers le français.

5) Comment fais-tu pour rester dans le « mood » ?

Je continue à jouer en dehors du travail, je suis de près la culture populaire des jeux vidéo mais j’entraîne aussi mon cerveau à l’écoute de l’anglais en regardant des séries animés et TV des Etats-Unis pour enrichir mon vocabulaire.

6) Considères-tu la localisation de jeux vidéo comme un challenge ?

Oui, la localisation des jeux vidéo va au-delà de la traduction, puisqu’il s’agit de transformer un produit culturel qu’on passe d’une langue à une autre. Non seulement on s’adapte à la culture d’un autre pays, mais il y a aussi la notion de l’imaginaire qui joue. Le monde imaginaire du jeu est subjectif à chaque personne et est lié aux modes, tendances et évènements qui influencent notre vie quotidienne. Traduire un jeu vidéo s’apparente à une traduction artistique.

7) Comment t’es-tu orienté dans cette voie ?

Par passion mais aussi par hasard ! J’ai fait en premier lieu des études d’infirmiers mais au bout d’une année, j’ai réalisé que cela ne me convenait pas du tout. Sachant que mon anglais était mon point fort, je me suis dirigé vers une licence en Langues Etrangères Appliquées puis vers un Master en Métiers de la Traduction. J’ai effectué mon stage de fin d’études dans une agence de traduction de jeux vidéo, et depuis je n’ai plus jamais quitté cet univers !

8) Es-tu un fan de jeux vidéo dans ta vie personnelle ?

Oui ! Je joue presque tous les jours de la semaine, entre 1h30 ou 2h, et quand j’ai plus de temps le weekend, parfois 10 heures d’affilé. C’est une passion !

9) Ton top 3 des jeux vidéo ?

Deux Ex, BioShock et Silent Hill 2.

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