A la rencontre des traducteurs : David et la solitude du traducteur

Le traducteur est typiquement un travailleur de l’ombre. Aujourd’hui, cependant, ce blog donne la parole à l’un de ces travailleurs anonymes : David, traducteur freelance collaborant avec l’agence de traduction Cultures Connection. Coup de projecteur sur un pan de sa vie de traducteur…

Comment est votre emploi du temps en ce moment ?

En ce moment, je dois dire que je n’ai pas à me plaindre : j’ai du travail en suffisance. Mais c’est vrai, cela dit, qu’à d’autres moment cela a pu être un problème. C’est un peu le lot de tous les travailleurs indépendants, je suppose : il y a des hauts et des bas. Mais je ne peux parler que pour moi, je ne sais pas comment les autres le vivent…

C’est que le travail de traducteur est bien souvent un travail solitaire… Est-ce que vous souffrez de cette absence de contact ?

En réalité, pas vraiment. Je suis assez solitaire par nature… Je suis de ceux qui renoncent à une réunion sociale parce que j’ai un bon livre à terminer… Donc, dans ce sens, le travail de traducteur me convient parfaitement. Dans mes expériences de travail en équipe, si je peux être tout à fait franc, l’autre a plutôt tendance à être un frein qu’un catalyseur… Ce qui ne veut pas dire, cependant, que ma vie professionnelle s’apparente à celle d’un ermite reclus dans sa grotte : je suis régulièrement en contact avec d’autres êtres humains…

De quel type de contact s’agit-il ? Dans quelles circonstances ?

Il est vrai qu’il s’agit le plus souvent d’un contact virtuel, par le biais de mails ou de chats. Avec les clients, bien sûr, mais aussi avec des « confrères » : j’ai quelques collègues avec lesquels nous échangeons régulièrement, histoire de partager des bons plans, astuces, mises en gardes, coups de main… Je travaille seul, mais pas isolé pour autant… Il existe même une réelle solidarité entre traducteurs.

En quoi peuvent consister ces « coups de main » dont vous parlez ?

Il m’est arrivé de me rendre compte qu’il allait m’être impossible de terminer une traduction juridique, par exemple, dans les temps, et de demander à un collègue de bien vouloir en prendre une partie pour me sortir du pétrin. Ce genre d’échanges fonctionne d’autant mieux dans un milieu où bien souvent quand l’un à trop de travail, l’autre en manque…

Y a-t-il des moments où cette solitude vous pèse ? Ou des situations dans lesquelles vous vous dites que la présence de quelques collègues serait bienvenue ?

Pour moi, les grands moments de solitude du traducteur freelance, c’est quand je dois faire face à un client qui fait des difficultés au moment de payer… Là, quand je sens que je vais devoir batailler pour toucher ce qui m’est dû, je dois dire que ce serait assez agréable de me sentir épaulé… Mais c’est le prix à payer pour la liberté et la tranquillité, je suppose…

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