Traduire son CV en anglais : les erreurs à ne pas commettre

Optimisez vos chances de trouver un job dans une entreprise anglophone en évitant les 15 erreurs de traduction d’un CV en anglais les plus courantes.

Mal traduire son CV en anglais, c’est comme aller à un entretien d’embauche en pyjama : un mauvais départ. Pour vous aider à éviter ce faux-pas, nous avons compilé 15 des erreurs que l’on retrouve le plus souvent dans les traductions de CV en anglais. Par ailleurs, nous vous recommandons de passer par une plateforme de création de curriculum vitae. Le contenu et la présentation de votre profil seront mis en valeur via les conseils de professionnels, et vous optimiserez ainsi vos chances d’attirer l’attention des recruteurs.

1. Mal formuler les titres ou mal organiser les rubriques

C’est la première chose qui saute aux yeux: les titres de votre CV en anglais doivent être les irréprochables. Et comme les Anglo-saxons mettent l’accent sur la pratique, commencez par vos expériences avant de passer à votre formation :

  1. « Personal Details »
  2. « Career Objective »
  3.  « Work Experience »
  4.  « Education »
  5.  « Special Skills »
  6.  « Miscellaneous »
  7.  « References »

2. Manquer de clarté quant à votre niveau d’anglais ou le surévaluer

Ne vous contentez pas d’un pauvre « English: Read, written, spoken ». Donnez une idée claire de vos compétences en anglais en indiquant votre niveau (« bilingual », « fluent », ou encore « professional »), puis la compétence (« written » ou « spoken ») et enfin quelques tâches que vous pouvez mener à bien en anglais. Attention : les anglophones ne sont pas dupes, réfléchissez-y à deux fois avant de décréter que vos vacances au Etats-Unis ou un TOEIC vous a rendu bilingue.

3. Céder à la tentation de la traduction automatique

Si vous avez besoin d’aide pour la traduction de votre CV en anglais, ne vous contentez pas d’un outil aussi approximatif que les programme de traduction automatique. Vous risqueriez de voir votre « grande école » traduite par « high school » au lieu de « top school » et votre « savoir-faire » réduit au rang de « know-how » quand il s’agit d’une « expertise ». Pour un résultat certain, vous pouvez toujours faire appel à une agence de traduction.

4. Vous faire avoir par les faux-amis

Méfiez-vous aussi de vos propres tentations à traduire « automatiquement » : un commercial n’est pas un « commercial », mais un « sales representative », un responsable marketing n’est pas un « responsible marketing » mais un « marketing manager ».

5. Confondre l’anglais des États-Unis et celui du Royaume Uni

Si vous postulez en Grande-Bretagne, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, votre CV devra être traduit en anglais britannique et non en anglais des États-Unis. Cela implique des différences terminologiques (enterprise » en angleterre et company » aux USA), mais aussi orthographiques : en Angleterre on écrit « licence », « programme », « analyse » et « travelling » tandis qu’aux Etats-Unis on écrit « license », « program », « analyze » et « traveling ». 

6. Vous emmêler dans les majuscules

Mettez une majuscule aux noms formels de vos diplômes lorsqu’ils font partie d’une liste : « Bachelor of Arts in Spanish » ou « Bachelor of Science in Aeronautical Engineering ». En revanche, pas de majuscule quand le diplôme est mentionné dans une phrase (« As part of my master’s degree, I did an internship in a Spanish firm in Argentina »).

7. Confondre les temps verbaux

Pour faire le récit de votre carrière et de vos expériences passées, utilisez le past simple (les francophones ont tendance à utiliser le present perfect, qui ressemble, morphologiquement, à notre passé composé). Ne dites pas « I have done an internship », mais « I did an internship ».

8. Ne pas joindre de références

Les Anglo-saxons tiennent beaucoup à cette rubrique : assurez-vous de ne pas oublier de faire référence à vos anciens employeurs.

9. Ne pas préciser les équivalences de vos diplômes

Indiquez l’équivalence anglophone de vos diplômes français: votre Doctorat est un PhD et votre BTS un BTEC Higher National Diploma. Vous pouvez aussi mentionner BTS in human resources (2-year program, equivalent to an associate’s degree).

10. Faire trop long (ou trop court)

Un CV rédigé en anglais peut être plus long que son équivalent en français : vous pouvez aller jusqu’à deux ou trois pages, mais n’exagérez pas non plus ! Il faut que la longueur de votre CV coïncide avec votre expérience.

11. Utiliser un style trop télégraphique

Puisque vous avez la place, n’hésitez pas à faire des phrases pour décrire vos expériences, formations et missions. Les recruteurs anglophones ont tendance à les préférer aux listes.

12. Se contenter de descriptions vagues et abstraites

Consacrez un paragraphe d’entre 5 et 8 lignes à votre expérience professionnelle la plus significative. Ne soyez pas avare de chiffres et de détails concernant vos résultats et faites de votre rubrique « Career background » votre vitrine.

13. Contrevenir à la réglementation des Etats-Unis

Pour un poste aux États-Unis, ne mentionnez ni votre âge, ni votre date de naissance, ni votre nationalité, ni votre situation familiale. Vous contreviendriez aux nouvelles mesures anti-discrimination. Les photos sont également interdites. En Angleterre, au contraire, on apprécie quand l’état civil est détaillé.

14. Parler d’argent

L’Anglais est pudique : ne mentionnez pas votre salaire, faute de quoi vous passeriez pour un grossier personnage.

15. Vous vanter de vos « qualités »

De même, les recruteurs anglais apprécieront que vous soyez discrets quant à vos « qualités ». Parlez plutôt de vos résultats ou des missions que vous avez menées à bien avec succès.

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