À la rencontre des traducteurs : Mario et ses idéaux

Mario, qui collabore en tant que traducteur français italien avec notre agence de traduction à Paris, a bien voulu répondre à nos questions. Après David, Ana et Marjorie, il nous parle de sa relation avec son travail dans le cadre d’un service de traduction.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le travail de traducteur freelance ?

J’ai lu il y a quelque temps quelqu’un qui disait « Travailler en freelance me donne la flexibilité de paniquer quand je veux à propos de l’instabilité de mon travail ». J’ai trouvé ça assez drôle… Plus sérieusement, j’adore ce travail, donc il y a forcément plusieurs choses qui me plaisent. En fait, si j’y pense, il y a deux ensembles de raisons d’aimer ce travail pour moi : des raisons idéologiques et des raisons pragmatiques.

Commençons par les raisons « pragmatiques », comme vous dites. Quelles sont-elles ?

C’est, par exemple, le fait de travailler depuis chez moi : dans mon bureau, sur ma chaise, avec ma tasse de café, mon frigo pas loin, mon chat sur les genoux… Cela peut représenter un défi, parfois, quand la vie privée (couple, amis, famille, etc.) essaie de s’immiscer dans mon espace de travail, mais il faut apprendre à mettre des limites. Et puis il y a aussi l’avantage des horaires : s’il est vrai que mes journées sont chargées, elles ne le sont pas moins à mon rythme, selon mes envies ou mes besoins…

Et qu’en est-il des raisons « idéologiques » que vous mentionniez ?

Eh bien, peut-être que cela sonnera un peu hippie et naïf, ou alors présomptueux, mais j’aime l’idée de rapprocher les peuples, de permettre que des gens qui ne se comprendraient pas puissent s’entendre, que des idées qui sans traducteur seraient restées cantonnées à un pays ou région puissent se diffuser… De plus, traduire, c’est collaborer à la préservation des identités culturelles sans pour autant devenir protectionniste, réactionnaire ou nationaliste. A mon avis en tout cas, la traduction permet de lutter contre l’uniformisation et l’homogénéisation culturelle du monde…

Il doit bien y avoir aussi des choses qui ne vous plaisent pas tant que ça, non ?

Oui, bien sûr… Comme dans toute relation, il y a chez l’autre ces petits détails qui vous énervent. Mais, dans ce cas, les avantages dépassent amplement les inconvénients…

Est-ce à dire que pour proposer un service de traduction, il faut être « marié » avec son travail ?

Non, je ne crois pas… C’est certainement un boulot qui peut être très prenant, et très exigeant quant aux horaires et à la flexibilité, avec des week-ends qu’on ne prend pas, des nuits blanches… Mais, justement, le fait de pouvoir travailler à la maison permet de concilier assez bien, selon mon expérience, vie professionnelle et vie privée.

Et quels sont les « inconvénients » que vous évoquiez plus haut ?

La flexibilité est une arme à double tranchant : très agréable quand je peux décider de partir en vacances ou de ne pas travailler un mardi, mais plus si agréable quand il faut bosser toute la nuit pour terminer un projet ou annuler une sortie avec des amis prévue pour le dimanche… De manière générale, le climat d’urgence dans lequel vit en permanence le traducteur peut être assez lourd à supporter: on aimerait parfois qu’un client nous dise « oh, prenez votre temps, ce n’est pas urgent ». Mais ça ne m’est jamais arrivé…

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