Négocier ses tarifs de traduction : 3 clients, 3 stratégies

La traduction professionnelle est une relation commerciale qui, comme toutes les autres, implique une négociation de tarif. Mais il arrive que le traducteur professionnel ne sache pas comment réagir face à un client qui veut négocier le prix d’une traduction. Quelques éléments de réponse…

Radin, ignorant ou méfiant : qui est mon client ?

Dans le domaine du rapport au prix d’une traduction professionnelle, il existe trois types de clients. En fonction du type de client auquel on a affaire, on ne négociera pas de la même manière. Apprenez donc à reconnaître avec quelle sorte de client vous êtes en contact:

1. LE RADIN 
Ce type de client cherche toujours l’option la plus économique du marché. Peu semble lui importer la qualité du travail. Il est toujours prêt à vous abandonner pour une autre option moins chère.

2. L’IGNORANT 
Ce type de client exige un prix très bon marché parce qu’il ne sait pas ce qu’implique une traduction professionnelle. Personne ne lui a jamais expliqué le temps passé à faire des recherches lexicales, à établir un glossaire, à réviser le travail. Sans parler de la formation, en amont, particulièrement pour la traduction spécialisée comme peut l’être, par exemple, la traduction juridique, la traduction financière ou encore la traduction technique.

3. LE MÉFIANT
Ce type de client comprend ce que signifie une traduction de qualité et sait à quel point il est primordial, mais doit être convaincu que vous êtes compétent, que vous êtes la meilleure option pour lui.

Négociation des tarifs de traduction : quelle stratégie adopter ?

Vous ne choisirez pas la même stratégie selon le client auquel vous avez à faire. Ci-dessous 3 stratégies à adopter pour bien négocier vos tarifs de traduction:

STRATÉGIE n°1 : « Mieux vaut-être seul que mal accompagné. »
Avec un client radin, on ne négocie pas : ce type d’acheteur ne reconnaîtra jamais la valeur de votre travail et vous causera toutes sortes de soucis. Laissez-le aller chercher des traductions effectuées à la va-vite ailleurs, il s’agit d’une source de problème dont vous n’avez pas besoin.

STRATÉGIE n°2 : « Au pays des boiteux chacun pense qu’il marche droit. »
Gardez toujours en tête que le client ignorant peut devenir un bon client. Ouvrez-lui les yeux, argumentez et il sera probablement prêt à vous payer un prix plus juste.

STRATÉGIE n°3 :  « Aux grands maux les grands remèdes. »
Votre client  est méfiant ? Déployez toutes les ressources à votre disposition (formation, expérience, portfolio, etc.) pour lui démontrer que vous êtes le traducteur professionnel parfait pour son projet, et la négociation sera partie sur de bonnes bases.

Et vous, connaissez-vous d’autres types de clients ? Quelles sont  vos stratégies ? Racontez-nous votre expérience en commentaires !

Découvrez comment déchiffrer un devis de traduction