5 erreurs de traduction financière

En traduction financière comme ailleurs, l’erreur est humaine. C’est juste qu’elle y coûte souvent beaucoup plus cher…

L’exercice de la traduction financière ne donne pas le droit à l’erreur. Et pourtant… Non seulement l’erreur, même dans ce domaine, est humaine, mais en plus elle y coûte particulièrement cher. Demandez à HSBC et Continental Illinois…

1. L’erreur de ponctuation

On se dit que s’il y a bien une chose facile à traduire d’une langue à l’autre, ce sont les chiffres. Qu’il s’agisse d’une traduction juridique, d’une traduction médicale ou, à plus forte raison encore, d’une traduction financière, « 1 » s’écrit « 1 » en anglais, en espagnol, en allemand, en français… Or il n’en est rien : dans un texte en anglais, « 1,500 » signifie « mille cinq cent », alors que dans un texte en allemand comme en français cela désignera un nombre mille fois moindre… Pour les chiffres peut-être plus encore qu’ailleurs, la ponctuation est cruciale : suivant la langue, « mille » s’écrira « 1000 », « 1’000 », « 1 000 » ou encore « 1,000 ».

2. La confusion entre les valeurs

Suffit-il donc d’écrire les nombres en toute lettre ? La méthode a ses adeptes, mais en plus de rallonger le texte et de le rendre moins clair, elle ne va pas sans présenter certaines difficultés : 1’000’000’000’000 se dit trillion aux USA, billion en Angleterre, mille milliards en français (pour éviter, justement, la confusion) et un millón de millones en espagnol…

3. L’interprétation erronée des nombres

Et lorsqu’on fait l’effort de bien traduire ou reporter les chiffres, encore faut-il correctement en interpréter le contexte. Les nuances sont, dans certains cas, capitales… En 2005, un article rédigé par la journaliste chinoise Guan Xiangdong faisait un survol rapide de différents rapports financiers sur les conséquences d’une éventuelle appréciation de la monnaie chinoise. L’auteure y mentionnait que certains acteurs sur les marchés spéculaient sur une hausse de 1,26% sur un mois et de 6,03% sur l’année. Or la traduction en anglais annonçait que le gouvernement chinois avait décidé de valoriser sa monnaie de 1,26% sur un mois et 6,03% sur l’année… conduisant à une véritable panique des marchés financiers.

4. La mauvaise traduction financière d’une nuance

Un problème relativement similaire avait eu lieu une décennie auparavant. En 1994, le Commodity News Service publiait un article concernant la banque Continental Illinois dans lequel il était fait état de rumeurs selon lesquelles une banque japonaise prévoyait de reprendre ladite banque nord-américaine, en difficultés financières. Dans la traduction japonaise, le mot « rumeur » devient « annonce » : les créditeurs et clients de la Continental Illinois se précipitent pour réclamer leur dû. Les autorités doivent alors intervenir et l’Etat se voit finalement contraint de financer la banque à hauteur de 8 milliards de dollars pour la sauver… d’une mauvaise traduction.

5. Le message équivoque

Ce qui démontre que même les plus puissants de ne sont pas à l’abri d’une erreur de traduction. Sinon, voyez le cas d’HSBC et cette erreur de traduction marketing : en 2009, le slogan de la banque HSBC est, en anglais, « Assume nothing ». Une invite à l’action qui, dans de nombreux pays sera (mal) traduite par « Do nothing ». Quelques années plus tard, la banque se lance dans un rebranding complet qui coûtera la bagatelle de 10 millions de dollars…

La morale de ces histoires : pour éviter des erreurs coûteuses de la sorte, faites toujours appel à une agence de traduction fiable et à des traducteurs professionnels spécialisés.

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